Le projet de la loi de finances (PLF) au titre de l’année 2023 est axé sur la conciliation entre la gestion des effets des crises successives d’une part, et la nécessité de mettre en œuvre les projets stratégiques qui répondent aux aspirations des citoyens d’autre part, a indiqué jeudi à Rabat, la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah.
Mme Fettah, qui présentait les grandes lignes du PLF-2023 lors d’une séance plénière des deux Chambres du Parlement, a souligné que les principaux chantiers à mettre en œuvre font suite aux Hautes orientations royales et aux recommandations du Nouveau modèle de développement, de même qu’ils sont dans le droit fil des engagements du programme gouvernemental.
Et de poursuivre qu’il est évident de s’arrêter sur cette équation pour faire face à la crise avec une ambition volontariste et une lecture réalise et ce dans un contexte international incertain et marqué par l’absence des éléments de stabilité pour élaborer une vision claire non seulement à court terme, mais aussi à moyen et long termes.
Dans ce sens, la ministre a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la mobilisation pour explorer les opportunités offertes et d’adopter une vision prospective qui encadre l’action collective, soulignant l’importance de l’exploitation optimale des potentialités matérielles et de l’intelligence collective afin de réunir les conditions nécessaires pour renforcer la résilience et l’immunité du pays face aux différents défis.
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Dans ce contexte, elle a évoqué un ensemble de défis immédiats et futurs liés aux évolutions internationales, notant que le Maroc a largement réussi à limiter leurs effets sur le pouvoir d’achat des citoyens, grâce aux mesures prises sur Hautes instructions royales.
Il est question aussi de renforcer la paix sociale à travers la relance du dialogue social, et mettre en oeuvre des directives royales tracées à l’occasion de l’ouverture de l’année législative en cours, notamment en ce qui concerne la stratégie pour faire face à la problématique de la sécheresse, devenue une réalité structurelle qui nécessite une politique globale de préservation, de valorisation et de gestion des ressources en eau.
Il s’agit également des questions en suspens, dont le dossier des retraites, la restructuration financière d’un ensemble d’établissements publics comme l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, la réforme du code du travail et la promulgation de loi régissant le droit de grève, ainsi que la charte de l’investissement, a-t-elle ajouté.