
Depuis que sa Majesté le Roi Mouhamed VI a donné ordre au chef de gouvernement de faire la réforme du Code de la famille actuel et les associations de défense de la femme n’ont pas cessé d’évoquer le sujet d’égalité femmes et hommes et la priorisation de la femme mais autant que juriste, il faut rester neutre.
A vrai dire ceci commence à m’inquiéter. Pensez-vous que la femme devrait-t-elle avoir l’intention primordiale de la nouvelle réforme ?!
La loi n° 70-03 portant Code de la famille actuel, depuis son adoption en 2004, a respecté les termes de droits de la femme et a donné une intention très importante à la femme mais il est à rappeler que la société est constituée des hommes et des femmes alors qu’une famille voit le jour par l’institution du mariage, ou il y a deux époux de sexe opposé ; aussi les enfants. De là il est impératif de protéger la totalité de cette institution.
L’égalité femmes et hommes est une option mais ne serait jamais la solution ; il est nécessaire des fois, de prioriser l’homme, car ses décisions sont prises plus logiquement.
Ceci, ne veut pas dire que les femmes ne prennent pas de bonnes décisions mais il se peut qu’elles prennent des mauvaises décisions par angoisse, colère ou impatience ; la preuve, est que le divorce pour cause de discorde vienne en tête passé de 77.196 en 2017 à 93.405 en 2021, soit un demi-million de divorces enregistrés en quatre ans selon le CSPJ.
En revanche, la question de la polygamie, doit être revue pour raison d’inégalité entre les épouses, puisque l’homme ne pourrait jamais assurer une égalité entre ses épouses, et comme l’article 40 de l’actuel CF l’édicte : “la polygamie est interdite lorsqu’une injustice est à craindre entre les épouses », alors que même s’il est égalitaire financièrement avec ses épouses mais il aurait toujours une préférence à l’une sans l’autre, en outre l’égalité incombe aussi bien le coté personnel que financier. Sans oublier que la réalité vécue a prouvé que plusieurs sont les enfants impactés négativement par la polygamie, pour leur refus de l’idée d’avoir le même père, de mamans différentes.
Le législateur doit intensément penser à la protection de l’enfant, acteur social principal, au futur. Cette protection devrait être globale et de toute sorte. D’ailleurs la garde des enfants pose un grand problème en ce code actuel : Je ne vois pas pourquoi la garde est confiée en premier lieu à la femme.
Aujourd’hui, l’homme est tout autant capable de s’occuper de ses enfants et d’en avoir leur garde ; il est injuste de le laisser en second lieu. Je me pose aussi question sur la raison pour laquelle le tribunal détermine des horaires fixés pour visite. Pourquoi le parent qui, par force de la loi, privé de garder son enfant, n’a même pas le droit de le voir pour une période supplémentaire que quelques heures indiquées en journée ?!
Je vois que pour le bien de l’enfant et pour avoir une enfance saine, il faut que l’enfant passe aussi du temps avec son papa qu’avec sa maman, non pas attendre le jour ou l’heure précise pour qu’il puisse profiter de son plein droit d’avoir a ses cotés son deuxième parent…
Pour conclure, la nouvelle réforme est une occasion pour que législateur se rattrape pour assurer une protection globale à l’institution familiale en sa totalité.
19ans après l’adoption de la Moudawana, les modifications nécessaires pour honorer a justice sont évidents ; il reste de les analyser selon les source de la CHARIAA et les adopter aux besoins de la population (hommes et femmes) respectueusement, tout en priorisant l’enfant.