Fort de son positionnement à la croisée de différentes cultures et d’une histoire marquée du sceau de la tolérance et de l’ouverture, le Maroc, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, s’est lancé depuis plus de deux décennies dans un vaste processus de réforme de son champ religieux, un processus qui a eu le mérite d’illustrer la singularité de l’expérience marocaine dans un contexte régional et international turbulent.
C’est un effort guidé par une approche holistique dans sa vision, authentique dans sa conception et inclusive dans sa mise en œuvre, sa toile de fond étant le rôle de garant de la liberté de culte que joue Sa Majesté le Roi.
La marche a commencé il y a exactement 20 ans. C’est en 2004 que le Maroc a jeté les bases de sa nouvelle politique dans le domaine religieux.
Prenant en compte les nouveaux défis, le Royaume a procédé à une restructuration du champ religieux avec comme souci l’attachement à l’unité doctrinale de la Nation sous la prééminence du rite malékite.
Ainsi, il a été procédé à la restructuration du ministère des Habous et des Affaires islamiques. Un Dahir portant création d’une direction de l’enseignement originel et d’une autre chargée des mosquées a été promulgué.
Les Conseils des Oulémas ont été redynamisés. Des théologiens connus pour leur érudition ont été appelés à inscrire leurs actions dans une logique de proximité et à être plus à l’écoute des citoyens, surtout les jeunes afin de les protéger contre les velléités extrémistes ou mystificatrices.
Le Royaume s’est appuyé, dans la mise en œuvre de cette stratégie, sur des institutions fortes et un ensemble de mécanismes agissant à un triple niveau : prévenir les causes profondes de l’extrémisme, déconstruire les récits de haine et immuniser en développant des mécanismes qui peuvent aider à endiguer le radicalisme.
Cette approche s’est déclinée en plusieurs axes, dont la protection de la diversité identitaire, le renforcement de la résilience contre les idéologies extrémistes et la lutte contre les facteurs socio-économiques susceptibles de conduire à la radicalisation.
C’est au long de cette trajectoire bien définie que la machine s’est mise en route. Les mesures se sont succédées avec des résultats tangibles, en parfaite illustration de la pertinence d’une approche marquée par une cohérence et une modération reconnue au Royaume par ses partenaires.
Ce renouveau n’a pas manqué de susciter un vif intérêt, en particulier dans une Afrique qui cherche à se prémunir des tendances radicales.
Il s’agit d’un partage que le Maroc opère sur la base du principe fondateur d’interdépendance spirituelle qui unit non seulement les approches et les appréciations, mais également et surtout les convictions de cœur et les engagements de responsabilités.
L’aura de SM le Roi Mohammed VI en tant que descendant du prophète et dépositaire de l’Imamat suprême, renforce le positionnement du Maroc en tant que terre de partage, de tolérance et de paix, le Souverain symbolisant cet Islam éclairé, bouclier contre la montée d’un extrémisme qui sape tout effort de développement.
« Le Maroc à travers son histoire a contribué à créer une culture de respect mutuel, d’acceptation de l’autre, de vivre-ensemble, et a su servir de référence sur les plans régional et international pour construire un monde meilleur fait de respect et de coexistence », soutient-il.