L’Algérie adopte un ton plus conciliant envers la France après une période de tensions sur la question du Sahara marocain.
Dans sa dernière déclaration, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a appelé à la retenue dans la gestion des différends avec Paris, affirmant que son homologue français, Emmanuel Macron, reste un interlocuteur clé pour résoudre les questions en suspens entre les deux pays.
Tebboune a également assuré que le rapprochement entre Paris et Rabat ne constituait pas une source de préoccupation pour l’Algérie, ajoutant que les visites des responsables français dans les provinces du sud marocain n’étaient pas perçues comme une provocation. Cette position tranche avec les déclarations antérieures du ministère algérien des Affaires étrangères, qui avait qualifié la visite du ministre français de la Culture au Sahara de « grave et condamnable ». Pour de nombreux observateurs, ce changement de ton traduit un embarras politique, une fragilité interne et une reconnaissance implicite de la nouvelle réalité au Sahara.