Dans un contexte marqué par la hausse continue des prix du carburant au Maroc, la coordination syndicale du secteur du transport routier de marchandises a exprimé son rejet catégorique du dernier rapport du Conseil de la concurrence. Ce dernier affirmait que neuf entreprises de distribution se sont engagées à répercuter les baisses observées sur les marchés internationaux sur les prix à la pompe au niveau national.
Pour les professionnels du secteur, ces déclarations sont en total décalage avec la réalité. Dans un communiqué officiel, la coordination a dénoncé des baisses minimes, ne dépassant que quelques centimes, les qualifiant de symboliques : « comme si de rien n’était ».
Le communiqué ajoute que cette situation aggrave la précarité des transporteurs routiers, déjà fortement impactés par les coûts élevés d’exploitation. Selon eux, le manque de mesures concrètes menace désormais l’équilibre de tout un secteur stratégique.
Plus encore, les syndicats pointent du doigt ce qu’ils qualifient de quasi-monopole contrôlant la fixation des prix à la vente, une problématique déjà soulevée dans d’anciens rapports du même Conseil.
Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice économique, les professionnels appellent le gouvernement à intervenir rapidement, à garantir la transparence des mécanismes de tarification et à soulager la pression sur les transporteurs comme sur les citoyens.
Ce refus syndical s’ajoute à une série de critiques croissantes autour du fonctionnement du marché des carburants au Maroc, avec des appels réitérés à ouvrir des enquêtes approfondies et à réviser les modes de régulation et de contrôle.

