À l’occasion de la fête du Travail, le Syndicat National de la Justice a dénoncé dans un communiqué virulent l’ »exploitation sauvage » des travailleurs dans le secteur informel, pointant du doigt le harcèlement sexuel persistant que subissent de nombreuses femmes en l’absence de contrôle et de protection juridique.
Le syndicat accuse le gouvernement actuel, qualifié de « gouvernement du patronat », de faire passer des lois liberticides favorisant l’exploitation, dans un contexte de hausse vertigineuse du coût de la vie et de démantèlement des acquis sociaux.
Le communiqué exprime une vive inquiétude quant à la répression croissante des libertés publiques et syndicales, parlant d’un « plan délibéré » visant à affaiblir l’action syndicale sérieuse.
Sur le plan sectoriel, le syndicat fustige le retard injustifié dans le règlement des indemnités des ingénieurs du ministère de la Justice, tenant la tutelle pour responsable de toute tension à venir au sein de l’administration judiciaire.
Il critique également le gel de l’application du statut de base amendé, notamment le report des examens de compétence professionnelle, estimant que leur concentration dans les cabinets ministériels est « injuste ».
Deux commissions spécialisées ont été créées pour suivre les dossiers sensibles de la promotion et de l’aide sociale, en vue de défendre les droits des fonctionnaires et des citoyens.
Le syndicat a par ailleurs réitéré son refus des résultats de sélection pour les postes à responsabilité, qu’il juge non transparents et contraires à l’égalité des chances, annonçant son intention de saisir l’Instance nationale de probité pour demander l’ouverture d’une enquête.

