Les descentes des autorités dans les cafés à chicha au Maroc sont devenues monnaie courante, avec des saisies de narguilés et l’arrestation des gérants, alors même que ces établissements font désormais partie du paysage de loisirs dans plusieurs grandes villes du pays.
Cette situation soulève une question légitime : pourquoi ne pas encadrer ces espaces à travers une législation claire, au lieu de les maintenir dans une zone grise, entre interdiction légale et tolérance tacite ?
Dans de nombreux pays comme la France, les Émirats arabes unis, la Turquie ou l’Espagne, les cafés à chicha sont régulés selon des normes sanitaires et administratives strictes, assurant la protection des mineurs, la qualité des produits, et le respect du voisinage.
Certains estiment qu’une légalisation au Maroc permettrait de mieux contrôler ce secteur, de limiter les risques sanitaires liés à la contrebande, et d’apporter des recettes fiscales à l’État. D’autres y voient une banalisation dangereuse de la consommation de tabac, notamment chez les jeunes.
Faut-il donc ouvrir un débat national franc sur la réglementation de ces cafés ? Ou continuer à naviguer entre interdiction formelle et tolérance officieuse ?

