Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a exprimé sa réserve concernant la proposition d’équiper les taxis, grands et petits, de caméras de surveillance, soulignant que cette mesure nécessite une étude globale sur les plans juridique, technique et organisationnel avant toute décision d’obligation.
Dans une réponse écrite à une question parlementaire, le ministre a indiqué que l’efficacité de cette mesure pour résoudre les conflits entre chauffeurs et passagers reste discutable, surtout que la majorité des autorisations sont exploitées via des moyens de transport privés.
Il a également attiré l’attention sur les défis liés à la collecte et au traitement des données personnelles résultant des enregistrements, insistant sur la nécessité de respecter la loi sur la protection des données.
Il a conclu qu’un tel dispositif ne peut être imposé sans cadre juridique clair, ce qui requiert une étude préalable conforme aux lois en vigueur.
Par ailleurs, le ministre a affirmé que les autorités locales poursuivent leurs efforts pour organiser ce secteur et améliorer la qualité du service, en sanctionnant les infractions, y compris par le retrait définitif du permis de confiance.

