La commune de Casablanca a officiellement refusé de réceptionner les travaux du projet de la corniche d’Aïn Sebaâ, dont le coût global a atteint 70 millions de dirhams, soit 7 milliards de centimes. Ce projet, piloté par Casa Aménagement, s’inscrivait dans le cadre d’une vaste stratégie de valorisation du littoral métropolitain, s’étendant de Dar Bouazza à Mohammedia.
Selon les révélations du journal Assabah, la société adjudicataire de ce marché public, annoncée fin 2022, est une entreprise spécialisée dans la construction immobilière haut standing. Le projet a été lancé à la mi-2024, sur la base de maquettes proposées par deux cabinets d’architecture, dont l’un est basé en France.
Cependant, à mesure que les travaux ont été achevés sur des tronçons importants, les élus locaux ont exprimé leur déception profonde. Ils ont pointé du doigt la faible qualité des matériaux, l’aménagement pauvre des espaces verts, un mobilier urbain minimaliste, et un design loin des standards esthétiques attendus. Ces lacunes ont été soulignées à travers des visites de terrain effectuées par des responsables municipaux.
La comparaison avec des projets similaires, tels que la corniche d’Aïn Diab ou celle de Dar Bouazza, a accentué les critiques. Ces projets offrent des espaces de détente, des parcours sportifs, un accès fluide aux plages et une intégration pour les personnes en situation de handicap – des éléments absents ou inachevés à Aïn Sebaâ.
Pour ces raisons, la commune a refusé de signer le procès-verbal de réception, exigeant des révisions et des justifications de la part de l’entreprise exécutante.

