Le mercredi soir, la galerie « Nadar » à Casablanca a inauguré l’exposition « Incarner la simplicité », dédiée à l’univers du peintre Ahmed El Amine, dont le style épuré et introspectif fusionne mémoire, silence et humanité.
L’artiste propose une série d’œuvres abstraites et contemplatives, marquées par des couleurs douces et des silhouettes effacées. Selon lui, « l’objectif est d’éteindre l’éclat », pour retrouver le blanc, l’essence et la pureté visuelle.
Dans une déclaration à la MAP, il a précisé :
« Je travaille sur des formes qui ont perdu leur éclat… Je cherche une certaine vérité visuelle ».
Amina Faraoui, co-directrice de l’exposition, a rappelé que l’événement s’inscrit dans la célébration des 50 ans de la galerie Nadar, fondée par sa mère – première femme à posséder une galerie d’art dans le monde arabe.
Elle souhaite encourager la fréquentation des galeries par les familles, et rêve de galeries itinérantes pour faire rayonner l’art marocain.
Le critique Frédéric Gambin qualifie El Amine de “conteur de l’intime”, saluant sa capacité à capturer des émotions suspendues. Tandis que le critique A. Ben Hazza écrit :
« Il ne copie pas la réalité, il la transforme, il la travaille comme une matière artistique ».

