Mohamed Boudrika, ancien président du Raja Club Athletic, a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de première instance de Casablanca. Il est poursuivi pour falsification de documents, escroquerie et abus de confiance, dans une affaire qui suscite un large intérêt médiatique au Maroc.
Lors de son audition, Boudrika a fermement nié toutes les accusations portées contre lui, demandant une expertise technique indépendante sur les documents litigieux, en particulier le « certificat de conformité foncière » au cœur de l’affaire de falsification. Il a expliqué que ce document lui avait été remis par un ingénieur collaborant avec lui depuis 2011, avant qu’un différend n’éclate entre eux en 2023 suite à un projet non réalisé.
Boudrika a également révélé que cet ingénieur lui avait réclamé la somme de 2 millions de dirhams pour retirer une plainte qu’il avait déposée contre lui, précisant que ce paiement avait été effectué sous pression, en présence de l’un de ses avocats.
Concernant l’accusation relative à un chèque falsifié, Boudrika a déclaré qu’elle était infondée, précisant que le chèque en question n’était ni rempli ni signé. Il a par ailleurs souligné l’existence d’un protocole et d’une déclaration sur l’honneur, signés par trois avocats, attestant de l’absence de dettes entre les deux parties.

