Une vague d’indignation secoue les milieux académiques marocains et arabes après l’annonce par l’Association internationale de sociologie (ISA) de la tenue d’une réunion fondatrice du “Réseau Queer” (QISA), prévue en marge du 5e Forum mondial de sociologie qui se tiendra à Rabat dans les prochains jours.
La réunion, programmée pour le lundi 7 juillet au soir, n’apparaît pas dans le programme officiel du forum publié plusieurs semaines à l’avance. Cette absence a été perçue comme une tentative de contournement des normes locales, d’autant que l’annonce évoque un “dîner informel” à la suite de l’événement, sans en préciser le lieu.
Pour de nombreux chercheurs, il s’agit d’une tentative de faire passer une idéologie étrangère au contexte socioculturel marocain, sans consultation ni dialogue préalable avec les institutions nationales.
Des voix critiques s’élèvent pour dénoncer le flou entourant cette initiative et le silence des organisateurs du forum. Le contexte est d’autant plus tendu qu’il intervient après une polémique sur la participation de chercheurs israéliens, ayant déjà provoqué une levée de boucliers de la part de syndicats et d’universitaires marocains.
Cette situation pourrait compromettre l’image et la crédibilité du forum dans son ensemble, certains accusant l’ISA de manquer de respect pour les spécificités culturelles des pays hôtes. Une question s’impose : les grands forums académiques internationaux doivent-ils imposer des agendas sociétaux sensibles, ou bien adopter une démarche inclusive et contextuelle ?

