Un climat de tension sociale règne à Sidi Moumen, l’un des plus grands quartiers populaires de Casablanca, en raison de l’absence de projets de développement tangibles. La maire de la ville, Nabila Rmili, est accusée par des habitants et des acteurs associatifs de négliger totalement la zone, malgré les nombreuses promesses électorales.
Les infrastructures se dégradent, les équipements culturels et de jeunesse manquent cruellement, et les routes sont dans un état préoccupant, alors que la population attend depuis des années une véritable réhabilitation urbaine.
Des voix locales dénoncent « un manque total de vision stratégique », affirmant que le conseil communal actuel « se limite à des actions de communication sans impacts réels sur le terrain ».
Face à cette situation, plusieurs associations appellent à un débat public transparent sur les priorités des élus, avec l’exigence d’intégrer Sidi Moumen dans une dynamique de développement digne de son importance démographique et sociale.

