Lors de l’ouverture de la 16e édition du Congrès de l’Énergie à Ouarzazate, le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a affirmé que le Royaume connaît une transition énergétique profonde et durable, amorcée sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste.
M. Akhannouch a souligné que le Maroc, grâce à une vision stratégique, a investi depuis plusieurs années dans les énergies renouvelables – solaire, éolienne et hydraulique – et a récemment élargi cette dynamique au secteur de l’hydrogène vert. Ce choix ambitieux s’est accompagné de la création d’institutions solides et de la modernisation des mécanismes de gouvernance du secteur.
Le Chef du gouvernement a salué l’action de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) et de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), ainsi que d’autres acteurs majeurs, qui ont contribué à la transformation énergétique du pays. Il a également insisté sur l’ouverture du Maroc à l’investissement privé, en particulier avec des partenaires stratégiques comme la France, invitée d’honneur du congrès.
Lors de sa visite au complexe solaire Noor Ouarzazate, M. Akhannouch a exprimé sa reconnaissance envers tous les acteurs qui ont permis l’opérationnalisation des quatre stations du site. Il a réaffirmé l’ambition du Maroc d’élargir l’usage des énergies renouvelables à d’autres secteurs comme les transports, le logement, l’agriculture et les zones rurales et industrielles.
Il a également mis en avant l’importance des technologies innovantes, notamment l’hydrogène vert, devenu un axe stratégique dans l’expérience marocaine, forte de plus de 15 ans d’engagement dans les énergies renouvelables et de 30 ans d’ouverture au secteur privé.
Enfin, M. Akhannouch a rappelé la corrélation étroite entre les enjeux énergétiques et hydriques, surtout face au stress hydrique croissant. Il a plaidé pour une approche intégrée alliant innovation, recherche scientifique et intelligence économique.
Le Maroc a ainsi lancé un vaste programme national de dessalement de l’eau de mer, alimenté par des énergies renouvelables, afin de réduire les coûts et l’empreinte carbone, à l’image du projet de Dakhla.
Le Chef du gouvernement a conclu son discours en affirmant que la transition énergétique nationale repose sur une vision royale globale, visant à renforcer la souveraineté énergétique du pays, à réduire les émissions de carbone, et à promouvoir un développement durable et équitable, tout en encourageant les réformes juridiques et institutionnelles favorables aux partenariats internationaux compétitifs.

